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    Être dans la nature ainsi qu'un arbre humain,

    Étendre ses désirs comme un profond feuillage,

    Et sentir, par la nuit paisible et par l'orage,

    La sève universelle affluer dans ses mains !

     

    Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,

    Boire le sel ardent des embruns et des pleurs,

    Et goûter chaudement la joie et la douleur

    Qui font une buée humaine dans l'espace !

     

    Sentir, dans son coeur vif, l'air, le feu et le sang

    Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre.

    - S'élever au réel et pencher au mystère,

    Être le jour qui monte et l'ombre qui descend.

     

    Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise,

    Laisser du coeur vermeil couler la flamme et l'eau,

    Et comme l'aube claire appuyée au coteau

    Avoir l'âme qui rêve, au bord du monde assise...

     

    Anna de Noailles’

     

     

     


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    Tout peut s'user.
    Mais moi, je connais quelque chose
    Qui ne peut pas s'user.
    C'est la joue de maman
    Qui reçoit des baisers de son enfant.

     

     Comptines enfants’

     

     

     

     


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    Voici venir Pâques fleuries,
    Et devant les confiseries
    Les petits vagabonds s’arrêtent, envieux.
    Ils lèchent leurs lèvres de rose
    Tout en contemplant quelque chose
    Qui met de la flamme à leurs yeux.

     Leurs regards avides attaquent
    Les magnifiques œufs de Pâques
    Qui trônent, orgueilleux, dans les grands magasins,
    Magnifiques, fermes et lisses,
    Et que regardent en coulisse
    Les poissons d’avril, leurs voisins.

     Les uns sont blancs comme la neige.
    Des copeaux soyeux les protègent.
    Leurs flancs sont faits de sucre. Et l’on voit, à côté,
    D’autres, montrant sur leurs flancs sombres
    De chocolat brillant dans l’ombre,
    De tout petits anges sculptés.

     Les uns sont petits et graciles,
    Il semble qu’il serait facile
    D’en croquer plus d’un à la fois ;
    Et d’autres, prenant bien leurs aises,
    Unis, simples, pansus, obèses,
    S’étalent comme des bourgeois.

     Tous sont noués de faveurs roses.
    On sent que mille bonnes choses
    Logent dans leurs flancs spacieux
    L’estomac et la poche vides,
    Les pauvres petits, l’œil avide,
    Semblent les savourer des yeux.

     

    'Marcel Pagnol'

     

     


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    Je passerai vous voir ultérieurement, à bientôt !

     

     


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    Voici la nouvelle année,

    comme un chemin qui se dévoile.

    Que sur la route de vos projets,

    le soleil se mêle aux étoiles ! 

     

     

     


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